Le tissage et les costumes populaires

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Le domaine du tissage est composé d’un grand nombre de pièces, mais aussi des connaissances nécessaires aux gens qui pratiquent ce métier. Cet art était et il est encore principalement réservé aux femmes. Les matières premières pour cette activité sont le lin, le chanvre et la laine. Celle-ci est filée, puis teinte, jusqu’à ce qu’elle soit considérée prête à être utilisée pour le tissage. La laine de chèvre (plus grossière que la laine de mouton) est filée en utilisant une roue spéciale. Une fois que la matière première est obtenue, elle doit être traitée: la laine est filée utilisant une quenouille. L’épaisseur du fil dépend de sa destination. Les fibres sont utilisées soit dans leur état naturel, soit teintes. Dans ce but étaient (certaines d’entre elles le sont encore) utilisées diverses espèces végétales, parmi lesquelles nous citons: la menthe, l’aulne, l’ortie pour le noir; l’écorce d’abricot et de noyer, pour le brun; le saule pour la cerise foncé; l’écorce de cerisier et de mûrier, pour le vert clair; la racine de l’aubépine, pour le bleu foncé; la rose trémière, pour le gris clair; l’oignon, pour le jaune et beige; le lys, pour le violet; le millepertuis, pour la couleur du sable.

Les femmes ont toujours été préoccupées par les vêtements et les tissus décorant la maison. Les premiers à attirer l’attention sur le tissage sont les vêtements. Portés en public et vus par tous, ils présentent l’art et la diversité. Chaque zone ethnographique a son propre style, les pièces du costume populaire étant des marques de reconnaissance pour les membres de la communauté, des moyens d’estimation de leur âge et statut social.

La pièce la plus commune du costume populaire est la chemise. Sa longueur varie : parfois en dessous de la taille, parfois jusqu’aux chevilles. La partie supérieure des chemises est richement décorée, dans le cas des femmes couvrant presque entièrement la partie sur les épaules. Le couvre-chef des femmes était le foulard ou le voile de soie. Cet élément est fortement lié à la tradition, puisque l’un des principaux moments des mariages des paysans était celui ou l’on couvrait la tête de la mariée, un signe qu’elle était devenue une femme. L’intérieur des maisons des paysans était vraiment « habillé ». Les tissus étaient présents à la fois dans les maisons des paysans et des boyards.

Les tapis créés en Olténie sont l’une des valeurs populaires roumaines les plus précieuses par leur raffinement, par l’ampleur et la qualité de leur synthèse décorative. L’originalité de ce type de tissus dans la hiérarchie des valeurs de l’art national réside dans l’intégration sélective dans l’espace décoratif des motifs et symboles originaires de l’art médiéval national et oriental, structuré selon les principes du style « Brâncoveanu », devenant ainsi représentatifs pour l’art roumain en général.

Beaucoup de secrets de ce métier ont été perdus; de nombreuses traditions ont changé. Toutes les connaissances liées au tissage sont conservées par des artisans anonymes, par chaque femme paysanne qui devait savoir tisser avant de former une famille. Et elles ne l’apprenaient pas dans les livres, mais des autres femmes du village. Beaucoup d’entre elles ont peut-être oublié le sens des motifs, mais certaines femmes paysannes plus âgées savent toujours, par exemple, que certains motifs sont réservés pour la chemise du marié.