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La végétation

Sur le territoire de la ville de Horezu il y a une remarquable diversité d’écosystèmes faunistiques et floristiques, en raison d’une série de facteurs tels que: le climat relativement doux, avec des influences sous-méditerranéennes (favorables à l’expansion des espèces relativement thermophiles); le relief montagneux, qui occupe une partie importante du territoire, favorisant la conservation de la végétation naturelle (elle n’a pas pu être remplacée par des cultures agricoles à cause du terrain accidenté); le pourcentage significatif de pâturages naturels, rationnellement exploités; la pollinisation efficace, grâce au développement de l’apiculture sur le territoire; le niveau bas de désherbage; la préoccupation locale pour la conservation de ce type de diversité. Dans le cadre des formes de relief montagneuses il y a une grande diversité de types d’habitats. La fréquence élevée du calcaire, marquée par des secteurs de gorges et de petits massifs isolés, avec des pentes abruptes, des vallées sèches, du détritus, crée un paysage particulier qui héberge une flore spécifique, extrêmement intéressante.

Les étages de végétation

La végétation locale présente des variations dans sa composition, les facteurs environnementaux, le climat, l’exposition, l’humidité conduisant à l’apparition de zones distinctes, occupant des territoires plus ou moins grands, selon les conditions existantes. De même, la répartition du territoire en fonction des marches d’altitude crée une distribution correspondante de types de végétation. Le passage d’un étage de végétation à un autre est intermédié par des interférences de différents types de végétation spécifiques aux étages de végétation.

L’étage némoral (le niveau des forêts caducifoliées) se trouve à une altitude entre 500 m et 1400 m, et les forêts de hêtres, mélangés avec des épinettes et des sapins, parfois atteignent au sommet de la montagne.

Les forêts de chênes – Le niveau du chêne est représenté par des forêts de rouvres entourant la limite inférieure de la sous-zone du hêtre, atteignant parfois une altitude de 600 m et même de 800 m. Dans la partie inférieure de cette zone, on peut trouver des forêts de chênes et des chênes isolés.

Le niveau des forêts de rouvres – il est représenté par l’alternance des hêtres et des rouvres. Alors que le rouvre préfère le sud et les versants de sud-est, le hêtre choisit les pentes du nord, plus froides et d’un degré d’humidité plus élevé. Il y a aussi des espèces complémentaires (le bouleau, le peuplier, le merisier, l’orme, le charme, l’aulne – dans la zone des forêts au bord des rivières), créant un écosystème spécifique aux Sous-Carpates Méridionaux.

Le niveau des forêts de hêtres – couvrant la zone la plus vaste parmi les forêts locales, cet étage de végétation est représenté par des hêtres. Cette sous-zone commence à l’altitude de 700 m et elle atteint l’altitude de 1200 à 1300 m. Elle est représentée par des forêts montagneuses de hêtres, caractérisées par l’absence de rouvres et par l’apparition de plusieurs espèces herbacées spécifiques aux Carpates, qui distinguent la sous-zone des forêts de hêtres de la zone des collines (Gheorghe Ploaie, 1998).

Les forêts mixtes de hêtres et de conifères – la limite inférieure est difficile à établir, car les espèces résineuses – l’épinette (Picea abies) et surtout le sapin blanc (Abies alba) – descendent au long des vallées jusqu’à des altitudes relativement basses (600-650 m). Généralement, les forêts mixtes s’étendent entre les altitudes de 500 à 1500 m. Cette sous-zone inclut des espèces de conifères telles que: le sapin, l’épinette, le pin (Pinus sylvestris), mélangées avec des arbres à feuilles caduques du niveau inférieur, en particulier le bouleau (Betula pendula), le peuplier tremble (Populus tremula), le frêne (Fraxinus excelsior), le tilleul (Tilia cordata), l’orme de montagne (Ulmus scabra) et, rarement, le charme, l’érable sycomore, les saules.

Le niveau boréal (des forêts d’épinettes) est bien représenté, les forêts d’arbres résineux s’étendant entre les altitudes de 1200 à 1850 mètres. Elles se composent principalement d’épinettes et rarement de sapins et de pins, et, à proximité des pentes rocheuses, d’if ( Taxus baccata). Il y a aussi des arbustes tels que la genièvre (Juniperus communis), l’églantier (Rosa canina, Rosa pendulina), le framboisier (Rubus idaeus), le myrtille (Vaccinium myrtillus), et à la limite supérieure, le genévrier nain (Juniperus sibirica) et le pin de montagne (Pinus mugo). La végétation herbacée est représentée par de nombreuses espèces, mais aussi par les mousses et les lichens.

Le niveau subalpin est situé au-dessus du niveau des forêts d’épinettes. La transition est intermédiée par des zones arbustives qui contribuent à la rétention de l’eau sur les pentes, à la consolidation du terrain et qui représentent une barrière contre les avalanches. Dans ces zones peuvent être trouvées de nombreuses espèces de plantes rares, comme la centaurée pourpre (Centaurea atropurpurea), la campanule alpine (Campanula alpina), l’œillet à plumet (Dianthus superbus), le lis martagon (Lilium martagon), le lis de montagne (Lilium jankae), la dryade à huit pétales (Dryas octopetala) etc. Les espèces en voie de disparition dans cette région sont le sabot-de-Vénus (Cypripedium calceolus) et l’edelweiss (Leontopodium alpinum), et les espèces vulnérables sont l’ancolie (Aquilegia transsilvanica), le daphné de Blagay (Daphne blagayana) et le raisin-d’ours (Arctostaphylos uva-ursi).

La faune

Les modifications du climat et de la végétation en fonction de l’altitude conditionnent la formation des niveaux faunistiques. Chaque unité de la faune a des constituants zoologiques avec des adaptations morphophysiologiques et phénologiques correspondantes et avec des besoins hygrothermiques adéquates à son environnement.

Le niveau faunistique des forêts de chênes est le mieux représenté, étant généralement un espace protégé et inchangé qui offre des conditions de vie favorables à la faune spécifique. La grande diversité des espèces végétales est rejointe par la diversité des espèces animales, dont les plus communes appartiennent au groupe des invertébrés (divers coléoptères, araignées, papillons, fourmis, abeilles etc.). Parmi les vertébrés, l’on peut trouver: la rainette verte (Hyla arborea), l’orvet fragile (Anguis fragilis), la coronelle lisse (Coronella austriaca). Dans cette région peut être identifiée une grande diversité d’espèces d’oiseaux: le rossignol progné (Luscinia luscinia), la mésange charbonnière (Parus major), la mésange lugubre (Parus lugubris), plusieurs espèces d’alouettes (Alauda arvensis), le chardonneret élégant (Carduelis Carduelis), le pivert, le faucon hobereau (Falco subbuteo), le faucon kobez (Falco vespertinus), le milan royal (Milvus milvus), le circaète Jean-le-Blanc (Circaetus gallicus) et la chevêche d’Athéna (Athene noctua). Au cours des dernières années a été remarquée une augmentation de la population de faisans (Phasanius colchicus), leur densité restant encore faible. Les principaux mammifères sont le hérisson (Erinaceus europaeus), la musaraigne (Sorex araneus), le loir gris (Glis glis), le lièvre (Lepus europaeus), le mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus). Parmi les espèces carnivores, on peut mentionner: le renard (Vulpes vulpes), le loup (Canis lupus), le blaireau (Meles meles), la martre des pins (Martes martes). Parmi les espèces herbivores, les plus représentatives sont le chevreuil (Capreolus capreolus) et le sanglier (Sus scrofa).

Le niveau faunistique des forêts de hêtres est bien représenté, atteignant l’altitude de 1700 m. Les facteurs écologiques favorables permettent à une série d’espèces animales de vivre dans les deux niveaux, avec peu de modifications effectives. Parmi les espèces d’oiseaux, les plus nombreuses dans ces forêts sont les suivantes: l’accenteur mouchet (Prunella modularis), le pipit des arbres (Anthus trivialis), le pouillot véloce (Phylloscopus collybita), le rougegorge (Erithacus rubecula), la grive draine (Turdus viscivorus), la sittelle torchepot (Sitta europaea), le grimpereau des bois (Certhia familiaris), et le geai des chênes (Garrulus glandarius). Parmi les oiseaux de proie diurnes et nocturnes peuvent être mentionnés l’autour des palombes (Accipiter gentilis), la buse variable (Buteo buteo), l’aigle pomarin (Aquila pomarina) et la chouette hulotte (Strix aluco). À ce niveau, les mammifères sont représentés par l’écureuil (Sciurus vulgaris), le cerf (Cervus elaphus), le loup-cervier (Lynx lynx), le chat sauvage (Felis silvestris), le lézard vivipare (Lacerta vivipara).

Le niveau faunistique des forêts de conifères accueille un nombre d’animaux plus petit que les forêts de rouvres et des chênes, à cause du climat plus rude et des plus grandes difficultés à trouver de la nourriture. Certains des lépidoptères de cette zone peuvent être très nuisibles, comme la nonne (Lymantria monacha). Les scolytes sont exclusivement phytophages, et comme leur représentant typique peut être mentionné le bostryche typographe (Ips typographus). Parmi les espèces de reptiles il y a la vipère péliade (Vipera berus) et le lézard vivipare (Lacerta vivipara). Parmi les vertébrés, les plus communs dans les forêts de conifères sont les oiseaux: le roitelet à triple bandeau (Regulus ignicapillus), la mésange noire (Parus ater), le merle à plastron (Turdus torquatus), la mésange huppée (Parus cristatus), la mésange boréale (Parus montanus), le pinson des arbres (Fringilla coelebs), le grand corbeau (Corvus corax), le pic tridactyle (Picoides tridactylus). Une des espèces typiques qui peuplent les forêts est l’ours brun (Ursus arctos), mais on peut aussi trouver des troupeaux isolés de chamois (Rupicapra rupicapra). Pendant la période estivale, certaines espèces migrent des forêts de chêne et de rouvre dans la région montagneuse, à la recherche de la nourriture (le sanglier, le loup etc.)

Le niveau faunistique des zones arbustives subalpines et des prairies alpines a moins d’espèces d’animaux, ce qui peut être expliqué par les conditions de vie plus difficiles – des températures plus basses, de fortes variations de température, des chutes de neige abondantes, de longs hivers et des vents forts.

La faune des ruisseaux et des rivières de montagne est d’une remarquable diversité. Certains eaux courantes ont leurs source dans la région alpine, d’autres dans les forêts de conifères. Ils sont caractérisés par un débit d’eau plus constant que la plupart des autres eaux courantes, par une plus grande quantité d’oxygène et par une eau claire en permanence. La faune est riche, étant représentée par des espèces très oxophiles et cryophiles. La plupart des espèces animales des ruisseaux de montagne sont des espèces d’insectes, avec des larves aquatiques et des adultes volants. Les poissons peuvent être trouvés seulement dans les grands cours d’eau, les principales espèces étant la truite de rivière (Salmo trutta fario), deux espèces de chabot (Cottus gobio, Cotus poccilopus), le barbeau méridional (Barbus meridionalis petenyi). Les rivières de montagne ont un débit d’eau plus grand que les ruisseaux, une vitesse de l’eau inférieure et un lit de rivière rocheux.  La faune est plus riche que celle des ruisseaux. Elle est composée des mêmes grands groupes, mais par d’autres espèces: Baetis carpatica, gonocephala. L’ichtyofaune est dominée par l’ombre (Thymallus thymallus) et le barbeau roumain (Barbus petenyi) – avec de petites populations. Presque tous les poissons de la zone de la truite peuvent être trouvés là-bas, plus le chevesne (Leuciscus cephalus) et le spirlin (Alburnoides bipunctatus).