La culture écrite

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La culture écrite de cette zone est indissolublement liée au Monastère de Horezu. À une époque où l’église représentait presque la seule institution culturelle, à savoir la période médiévale – et dans le cas de la culture roumaine c’est d’autant plus évident – il est naturel que la culture écrite dans la zone de Horezu soit centrée autour du Monastère de Hurezi.

Pendant une très longue période de temps, les monastères ont été le premier réseau d’écoles de notre pays. C’est ici que les œuvres de théologie, de catéchèse, pastorales, les traductions des écrits patristiques, les anciennes chroniques roumaines ont été créés pour la première fois. C’est toujours dans les monastères qu’à partir du 16e siècle, lorsque la presse d’imprimerie a été introduite dans l’espace roumain, ceux qui ont consacré leur vie à l’impression de livres, soit d’une nature religieuse ou d’une nature laïque, ont fait leur apprentissage. Afin de développer ces activités intellectuelles et artistiques, les monastères avaient de riches bibliothèques, contenant non seulement des livres de théologie, mais aussi des livres de sciences (histoire, géographie, droit), de philosophie, d’éthique et de littérature éducative.

Au monastère de Horezu, des livres ont été créés et transcrits, des choses remarquables du point de vue de la culture et la spiritualité ont été réalisées. Nous devons mentionner encore une fois que, pendant le Moyen Âge, mais aussi durant une grande partie de la période moderne, dans l’espace roumain, les livres religieux ont représenté aussi des sources de culture et d’apprentissage.

Ainsi, en tant qu’amoureux et protecteur de la culture et représentant principal de la «Renaissance Roumaine », Constantin Brâncoveanu a nommé comme administrateur du  monastère fondé par lui à Hurezi un homme de culture distingué et un calligraphe de grand talent : l’Archimandrite Ioan. Un bon administrateur, un érudit reconnu de l’époque, devenu l’abbé du Monastère de Horezu, Ioan a travaillé à la rédaction et à l’impression de plusieurs livres importants. Un exemple est « L’Anthologie de Prières pour l’Assomption de la Vierge Marie », imprimé à Râmnic « aux dépens du très-pieux Ioan, Archimandrite du Saint Monastère de Hurezu ». Ce livre représente un travail artistique remarquable, ayant le texte en slavon et des notes et des explications en roumain.

L’archimandrite Ioan a enseigné à d’autres religieux et dévoués de la culture les secrets de l’écriture et de l’impression des livres si nécessaires. Un de ceux qui ont suivi ses conseils a été le hiéromoine Lavrentie Dimitrievici. Par ses soins, en l’an 1749, a été imprimé à Râmnic un abécédaire pour les enfants, destiné à l’apprentissage des notions de base. Reconnu comme une véritable figure magistrale, Lavrentie Dimitrievici a écrit à Hurezu, en l’an 1757, « L’histoire du peuple russe depuis ses origines, accompagnée par l’histoire de Pierre le Grand ». Connu comme un éditeur et correcteur assidu des livres religieux qui ont été imprimés au cours du 18e siècle, le hiéromoine Lavrentie est le seul moine de Horezu dont le nom apparaît dans l’histoire de la culture roumaine.

Considéré comme l’un des penseurs et les érudits les plus profonds de la seconde moitié du 18e siècle, Rafail Hurezeanu a également fait son éducation au Monastère de Hurez. Maîtrisant le slavon, le grec et le latin, Rafail a traduit et transcrit plusieurs manuscrits. À la moitié du 18e siècle, Rafail Hurezeanu a transcrit « L’Histoire de la Russie » et « La vie de Pierre le Grand », un livre écrit en slavon de la bibliothèque du monastère de Hurezu.

Au Monastère de Hurezu a travaillé aussi le moine Filotei, qui a traduit, à partir d’un texte apporté du Mont Athos, « La fleur des dons », un livre imprimé à Snagov, en 1700. Sa traduction dans la langue roumaine commune est considérée comme la plus belle traduction de ce livre en roumain.

Devenu un véritable centre de propagation culturelle à travers toutes les réalisations dans ce domaine qui y ont eu lieu, Horezu a apporté, pendant la période de transition du Moyen Âge à l’âge moderne, de nouvelles preuves de respect pour les efforts et le sacrifice du Voïvode Brâncoveanu, le fondateur du Monastère de Horezu. C’est ici que le hiérodiacre Dositei a transcrit, vers 1700, à la demande de l’archimandrite Ioan, « La Vie de Barlaam et Joasaph » un livre traduit du slavon en roumain par Udriste Nasturel, en 1649. Avant d’administrer l’imprimerie de Râmnic, le moine Ioan Râmniceanu a écrit, au monastère de Horezu, « Le miroir de la bénédiction ». Environ 30 registres de documents des monastères d’Olténie, 22 listes commémoratives, le Chronographe, d’autres manuscrits et traductions, ainsi que deux livres de rites ont été écrits par Dionisie l’Ecclésiarque après 1766, quand il est arrivé au monastère fondé par Constantin Brâncoveanu à Horezu. C’est toujours à Horezu que le hiéromoine Naum Râmniceanu, qui a transcrit de nombreux documents, a trouvé les chroniques de notre peuple et a commencé à aimer l’étude de l’histoire. En l’an 1798, il a écrit, au Monastère de Hurezu, « Le Mémorial du Monastère de Polovragi ».

Cette véritable pléiade de savants qui ont créé et travaillé dans la région de Horezu y a inoculé un esprit littéraire spécial, reflété à la fois dans les travaux actuels de plusieurs écrivains, d’une renommée plus ou moins grande, mais aussi dans le retour fréquent à cette source spirituelle authentique utilisée par plusieurs écrivains consacres, qui lancent leurs livres ou donnent des conférences dans cet espace historique et artistique de grande importance pour la culture roumaine, créé et reconnu à Horezu pendant le règne de Constantin Brâncoveanu.